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Par : Seb
Publié : 28 janvier 2010

Evapotranspiration chez les végétaux

Expérience du papier cobalt

Généralités

La transpiration est définie comme l’émission d’eau à l’état de vapeur par le végétal dans l’atmosphère non saturée en humidité. C’est le mécanisme essentiel permettant le maintien de l’équilibre hydrique des végétaux car elle est responsable de la circulation de l’eau à l’intérieur de la plante et des échanges entre le sol, la plante et l’atmosphère.

Les valeurs maximales de la transpiration pour la plupart des végétaux de nos régions (mésophytes) sont de l’ordre de 2 à 6 milligrammes d’eau par minute et par gramme de feuille ce qui correspond à quelques grammes par heure et par décimètre carré de feuille.

L’évaporation au niveau des feuilles " tire " l’eau qui constitue une colonne continue depuis les racines jusqu’au sommet de la plante. C’est le mécanisme essentiel, purement physique, qui assure les mouvements d’eau au sein de la plante et qui conditionne donc l’intensité de l’absorption racinaire, c’est à dire l’approvisionnement en eau et en ions de la plante. Aussi, la mesure de la quantité d’eau émise par transpiration peut également permettre d’apprécier la quantité d’eau absorbée par les racines.

Deux contraintes opposées s’exercent sur la transpiration : celle de l’équilibre hydrique du végétal et celle de l’approvisionnement carboné. En effet, si la transpiration met en mouvement le flux hydrique à travers la plante, elle est aussi la cause des pertes d’eau. De plus, la source de carbone des végétaux chlorophylliens, le dioxyde de carbone atmosphérique, pénètre dans les feuilles par les stomates qui sont aussi le site de l’émission d’eau dans l’atmosphère.

Les stomates constituent donc une interface stratégique pour le fonctionnement de la plante. Les régulations qui s’exercent sur leur fonctionnement doivent permettre simultanément l’absorption racinaire de l’eau et son transport, l’approvisionnement carboné et la limitation des pertes d’eau à un niveau compatible avec la survie de la plante malgré les variations rapides des facteurs environnementaux.

(Source : Didier Pol )

Mise en évidence :

Pour cette manipulation, il faut s’assurée du bon état physiologique de la plante (bon éclairement et bon arrosage).

Préparation du Papier cobalt :

Faire tremper des petits morceaux de papier filtre dans une solution de dichlorure de cobalt hexahydraté à 5% (préparer peu de solution de sorte à tout utiliser en une seul fois pour imprégner vos « petits papier », les sels de cobalts étant dangereux pour l’environnement et très toxique [ DL50 rat = 80 mg/kg]).

Placer les papiers imbibés à l’étuve sèche à 90/100°c le temps qu’ils bleuissent. Une fois préparés, ils peuvent se garder indéfiniment, si le flacon prend l’humidité, il suffit de passer les papiers au micro onde pour les sécher.

Le bleuissement est du au deplacement d’un equlibre chimique, la couleur depend en fait de l’etat d’hydratation des sels de cobalt (deshydratation à partir de 46°C).

En voici l’équation bilan :

[CoCl4]2- + 6 H2O ‹—› [Co(H2O)6]2+ + 4 Cl-

Bleu - - - - - - - - - - - - - - -Rose

Il suffit ensuite de scotcher de petits morceaux de papier bleu sur la face supérieur et inférieur d’une même feuille, et d’observer les résultats aprés 30 minutes.

In situ le résultat n’est pas toujours flagrant, tout dépend de la température et de l’éclairement de la plante ainsi que de son état d’hydratation. Mais une fois la feuille découpée et placée sur du papier, le résultat apparaît plus clairement.

3 Messages de forum

  • Bonjour, j’ai essayé de faire l’expérience mais je n’y arrive pas. je ne voit pas du tout les points roses, même au microscope. j’ai utilisé des feuilles de pothos. j’ai aussi essayé de faire varier les concentrations de cobalt au cas ou j’en ai mis trop ou pas assez. pourriez vous m’envoyer une photo de vos résultats pour que je puisse savoir à quoi m’attendre (par exemple la dernière de l’article mais en plus grand) car je ne sais pas à quelle taille de "point" m’attendre ! merci d’avance Julie-Anne
    • Effectivement, moi aussi je m’attendais à voir des points roses comme sur les schémas qu’on peut voir dans les livres, mais comme leur nom l’indique il s’agit bien là de schémas ... Donc pas de point rose non plus chez moi, mais plutôt une couleur rose diffuse et après tout cela ce comprends très bien, les sels de cobalt sont hygroscopiques et captes l’eau qui s’étend de cristal en cristal(de proche en proche). De plus le papier filtre est lui aussi très hydrophile et participe à cette diffusion d’eau.